La Hammer, du fond des ténèbres

Pour bien se vendre, il faut savoir se montrer. Entre les années 1950 et 1970, la maison de production anglaise Hammer a mis en œuvre comme nulle autre cette maxime. A part quelques incursions dans le monde des pirates, le polar ou la comédie populaire, elle s’est spécialisée dans le film d’horreur «gothique» et le film fantastique à budget restreint. Pas de «blockbusters», pas d’effets spéciaux délirants, mais des canines, quelques cicatrices, des bandelettes antiques, des poils par-ci par-là, des costumes façon Ancien Régime, des châteaux en carton-pâte pleins de toiles d’araignée, de salles de torture et de passages secrets… à suivre…

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Nanarland, le meilleur du pire

Amoureux de la VHS déglinguée et des films que même la plus fauchée des chaînes TV refuserait de passer à minuit, amateurs de séries qui se rapprochent dangereusement de la fin de l’alphabet et surtout de soirées joyeusement régressives et foutraquement antidépressives (quoique…), c’est le livre qu’il vous faut. Après une première immersion l’an passé, voici le deuxième arrivage de Nanarland, toujours sous-titré Le livre des mauvais films sympathiques. Un éloge du mauvais goût réservé à un public averti. à suivre…

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Rétrospective 2016: des lumières dans la brume

Quand les temps se font durs, la culture se révèle plus indispensable que jamais, pour nous éclairer dans le brouillard et nous pousser à la réflexion. Nombre d’œuvres de cette rétrospective 2016 résonnent ainsi en écho d’un monde bancal. à suivre…

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Bulle: un siècle de cinéma au Lux

Cet automne, Ebullition fête ses 25 ans et les 100 ans de sa salle, qui fut jusqu’en 1988 le cinéma Lux. Retour sur l’arrivée du 7e art en Gruyère avec Kirthana Wickramasingam et Charles Grandjean, deux membres de Cinébullition, devenus incollables sur le sujet.

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par Christophe Dutoit

L’histoire du cinéma en Gruyère débute avec l’avènement du XXe siècle. Cinq ans après le dépôt du brevet du cinématographe par Auguste et Louis Lumière, la première mention d’une projection à Bulle apparaît dans la presse en mai 1900. Durant une semaine, le «théâtre électrique» de Dahlmann-Fassod investit la place des Alpes. Les tarifs vont de 40 centimes à 1 franc*. à suivre…

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Ida Lupino, réalisatrice libre, au regard tellement humain

Jusqu’à samedi, la 30e édition du Festival international de films de Fribourg rend hommage aux femmes. Parmi elles, Ida Lupino (1918-1995), scénariste, actrice et, surtout, réalisatrice de films originaux, profondément humains. Retour sur la trajectoire d’une figure bien oubliée, pionnière du cinéma indépendant américain. à suivre…

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Star Wars VII: nostalgie et coup de jeune

Star Wars: The Force Awakens L to R: Kylo Ren (Adam Driver), Finn (John Boyega), and Rey (Daisy Ridley) Ph: David James © 2015 Lucasfilm Ltd. & TM. All Right Reserved.

Que ceux qui n’ont jamais aimé Star Wars soient rassurés! Cette semaine, on ne blâmera pas les cinéphiles de préférer Mia madre, le nouveau film de Nanni Moretti, on n’en voudra pas aux adeptes d’humour franchouillard d’aller voir La vie très privée de Monsieur Sim, avec ce sacré Bacri. Ceux qui ont détesté les six premiers épisodes de la saga de George Lucas peuvent passer leur chemin. Il n’y a rien à voir de plus qu’à l’époque. Et ceux qui n’ont jamais vu les précédentes aventures de Luke Skywalker et d’Han Solo (on en connaît) peuvent aisément se lancer dans le bain avec ce septième film, déjà milliardaire avant sa sortie et qui répond parfaitement aux goûts moyens des spectateurs actuels. à suivre…

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Anthony Perkins, prisonnier de Norman Bates

Il a tenté en vain d’y échapper: le rôle de Norman Bates a collé à la peau d’Anthony Perkins (1932-1992). Vingt ans après Psychose, il a fini par l’accepter en tournant dans trois suites du film de Hitchcock. Sixième épisode de notre série sur les artistes connus par une seule œuvre. à suivre…

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La nuit du chasseur, le flop devenu monument

Charles Laughton ne se remettra pas de l’échec commercial et critique de son premier film en tant que réalisateur. Il meurt sept ans après sa sortie, sans savoir que La nuit du chasseur allait entrer dans la légende du cinéma. Quatrième volet de la série sur les auteurs d’une œuvre unique.

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par Eric Bulliard

Evidemment, il n’est pas le seul: l’histoire du cinéma a son lot de films orphelins. André Malraux a adapté son Espoir (1945), Marlon Brando est passé derrière la caméra pour La vengeance aux deux visages (1961), Frank Sinatra pour L’île des braves (1965), Jack Lemmon pour Kotch (1971). Même Guy Lux a signé Drôles de zèbres (1977) avec un duo de rêve: Sim et Alice Sapritch. Mais La nuit du chasseur, c’est autre chose. A la fois une réalisation unique et un coup de maître, une œuvre majeure du 7e art. à suivre…

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Orson Welles, en invités à la table d’un géant amer

En invités à la table d’un géant amer De 1983 à 1985, le cinéaste Henry Jaglom a dîné chaque semaine avec Orson Welles. Leurs conversations viennent d’être publiées. Amer et superbe, le réalisateur de Citizen Kane s’en donne à cœur joie.

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par Eric Bulliard

C’est un feu d’artifice. Une explosion d’avis tranchés, de mauvaise foi, de férocité. Pas mal d’amertume, aussi, et l’émotion de voir un géant du cinéma qui ne parvient plus à tourner, vautré dans des ragots où surnage une culture pétillante. Toute la splendeur décadente d’Orson Welles dans ses derniers souffles, son chien Kiki à ses côtés. à suivre…

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Xavier Fournier: une histoire de masques

 

Les surhommes sont partout. Si les Américains en ont fait leurs super-héros, c’est bien en France que le genre a fait ses premiers pas. Leurs ancêtres directs ont pour nom Edmond Dantès, Nemo ou Jean Valjean… à suivre…

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Rétrospective 2014: ce que nous en retiendrons

A l’heure du bilan, autant ne retenir que le meilleur: en 2014, nous avons aimé Gérard Manset, Philippe Jaccottet, Patrick Modiano, Royal Blood, Rival Sons, Pixies…
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par Eric Bulliard et Christophe Dutoit

C’est simple: écouter autre chose semble soudain inutile. Certains font des chansons, beaucoup se contentent de chansonnettes. Un art mineur, disait l’autre. Gérard Manset, lui, crée une œuvre majeure. D’accord, dire qu’on aime Manset, c’est ultrasnob, ça fait le type qui se gargarise de trucs que personne n’écoute. Au mieux, on a vaguement entendu parler du gars qui ne se montre jamais à la télé et qui n’a jamais donné de concert en plus de quarante ans de carrière. «Et c’est bien, ce qu’il fait?» à suivre…

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Musique, film et frites et bières pour lier Belges et Bullois

Une nouvelle association propose ce samedi le premier Bel’Bulle Day. Un film et quatre concerts figurent au programme.deadmantalking

par Eric Bulliard

Il y aura des frites et de la bière, mais aussi du cinéma et de la musique. Ce samedi, le Bel’Bulle Day tissera des liens entre la Belgique et le chef-lieu gruérien. Pour cette première édition, la manifestation se tiendra en quatre lieux bullois: le cinéma Prado, Ebullition ainsi que les bars La Liégeoise et le IIIe. à suivre…

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Gloria Swanson, firmament et crépuscules (7)

Dans les années 1920, Gloria Swanson était considérée comme l’une des plus grandes stars d’Hollywood. Mais le déclin du cinéma muet la laissa en rade, jusqu’à son magistral retour dans Sunset Boulevard. Avant de retomber dans l’oubli…
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Christophe Dutoit

Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire d’une jeune fille qui voulait devenir une star, qui y est parvenue au milieu des années 1920, au moment de l’âge d’or d’Hollywood, qui a gagné des millions de dollars et qui a dépensé l’intégralité de ses millions de dollars, qui est tombée dans l’oubli lorsque le cinéma est devenu parlant, qui a vécu l’un des retours en scène les plus triomphants en 1950 et que seuls les cinéphiles semblent encore connaître, alors qu’elle se targuait de recevoir 10000 lettres d’admirateurs par semaine lorsqu’elle était au firmament de sa gloire. Cette dame se nomme Gloria Swanson et voici son histoire. à suivre…

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Cyril Collard, le héraut des années sida (5)

Mort trois jours avant sa glorification aux césars, Cyril Collard a connu un rayonnement fulgurant, en 1993, grâce à son film Les nuits fauves. Vingt ans plus tard, qui se souvient encore de ce James Dean français?
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par Christophe Dutoit

«J’ai fait l’amour avec Laura sans lui dire que j’étais séropositif. C’était comme dans un rêve, comme si j’avais oublié que ce virus faisait partie de moi. Tu sais, j’ai l’impression qu’il ne peut rien lui arriver, parce qu’on va s’aimer…» Le 21 octobre 1992, Les nuits fauves font irruption dans les salles parisiennes. Comme un coup de poing dans l’estomac. Agé d’à peine 35 ans, Cyril Collard joue et dirige ce drame autobiographique tiré de son second roman, vendu à 100000 exemplaires. Quelques mois plus tard, il entrera dans la légende. à suivre…

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L’Iran, ce pays où le cinéma a trouvé un terreau naturel

La 28e édition du FIFF bat son plein à Fribourg. Des cinéastes iraniens ont choisi des films de leur pays. Cette sélection présente une des cinématographies les plus importantes au monde. Une-Separation

par Eric Bulliard

Il y a trois ans, le film a fait figure de phénomène: Une séparation remportait un immense succès public et critique, décrochant entre autres l’ours d’or à Berlin, le césar et l’oscar du meilleur film étranger. Ce drame poignant d’Asghar Farhadi rappelait que le cinéma iranien fait partie des plus riches du monde. L’exceptionnelle rétrospective du Festival international de films de Fribourg (FIFF) propose de le découvrir en profondeur, jusqu’aux racines.

Exceptionnelle par son envergure: 17 films, dont trois courts métrages, offrent un panorama qui va de 1963 à aujourd’hui. Exceptionnelle aussi par sa démarche: le FIFF a demandé à quatorze des plus grands cinéastes iraniens de désigner les films qui ont compté pour eux, pour leur pays, pour sa cinématographie.

Au final, leur classement comprend 27 films. Après d’innombrables efforts, le FIFF a déniché des copies de 17 d’entre eux. Tellement exceptionnel que ce programme sera repris par l’Edinburgh International Film Festival, puis par la cinémathèque de Toronto.

Que peut-on voir dans ce panorama? Par exemple, trois films d’Abbas Kiarostami (né en 1940), un des plus grands cinéastes vivants (palme d’or à Cannes en 1997 avec Le goût de la cerise): Close-up (1990, lire ci-dessous), The traveler (1974) et Where is the friend’s home? (1987), qui l’a révélé à l’Occident.

«La vache» en numéro un
Mais on y découvre aussi A few kilos of dates for a funeral, de Saman Salur (né en 1976), prix spécial du jury à Locarno en 2006. Une tragicomédie hors du temps, magnifiée par un noir et blanc superbe. Ou encore The runner (1990), d’Amir Naderi (né en 1946). Une merveille, qui mêle parfaitement émotion et esthétique: on ne sait plus si l’on est d’abord subjugué par l’histoire de ces enfants qui survivent tant bien que mal dans le Golfe persique, par le jeu extraordinaire de ces jeunes acteurs ou par les cadrages déments.

Et puis, il y a The cow (1969), de Dariush Mehruji (né en 1939, dont est aussi projeté le fellinien Hamoun, de 1990). Sans doute le film le plus marquant du cinéma iranien, si l’on en croit le classement: il est arrivé en tête du palmarès établi par les réalisateurs. Dans un petit village, un homme très attaché à sa vache ne se remet pas de sa disparition et commence à se comporter comme un ruminant.

Fiction et réalité
The cow rappelle parfois le néoréalisme italien et pose diverses questions sociales et politiques, en plein régime du shah. Comme l’écrit Kaveh Bakhtiari (Suisse d’origine iranienne, réalisateur de L’escale, également projeté au FIFF) dans le programme du festival: «Bien des choses ont été écrites au sujet du film, mais ma fascination reste la suivante: comment supporter la réalité de sa propre vie?»

Une particularité saute aux yeux en parcourant ce panorama: nombre de ces films (P like pelican, The house is black, Close-up, The night it rained…) démontrent que le cinéma iranien aime brouiller les frontières entre réalité et fiction. Avec un naturel étonnant à nos yeux d’occidentaux. Comme si, là-bas, cette frontière n’avait pas vraiment de sens. Comme si inventer une histoire, la raconter ou la montrer était la même chose.

La métaphore naturelle
Au-delà du destin tourmenté de l’Iran, de sa révolution de 1979, de ses guerres, cette «Histoire du cinéma iranien par ses créateurs» permet ainsi d’approcher cette culture si riche, si méconnue. Comme l’explique Thierry Jobin, directeur du festival, dans sa présentation, le cinéma a trouvé dans ce pays un terreau favorable: «Par la dimension métaphorique de l’immen-se culture perse depuis ses origines, l’Iran était sans doute l’un des pays pour lesquels le ciné-ma devait devenir un mode d’expression naturel.» Sans oublier que ce sens de la métaphore se révèle utile quand il s’agit de contourner la censure… Une méthode qu’a refusée, par exemple, Mohammad Rasoulof (lire encadré).

Contrairement au cinéma européen, celui d’Iran n’est donc pas «un dérivé de littérature ou de théâtre, mais un prolongement si logique [de cette dimension métaphorique] qu’il a immédiatement touché à la subtilité et au sublime», poursuit Thierry Jobin. Pas un cinéma de mots ou de concepts, mais d’images et de symboles. C’est aussi ce qui le rend si surprenant, si nourrissant.

www.fiff.ch

Bloqué dans son pays
Directeur du FIFF, Thierry Jobin avait la gorge nouée, lors de la cérémonie d’ouverture, quand il a dédié cette 28e édition à l’Iranien Mohammad Rasoulof (né en 1973). Son film, Manuscripts don’t burn, fait partie de la compétition officielle (avec un autre long métrage iranien, Fish and cat, de Shahram Mokri). Vainqueur du prix de la critique 2013 à Cannes, il évoque une tentative d’assassinat par le régime iranien, en 1995, qui visait un bus occupé par une vingtaine de journalistes et d’écrivains.

Cet appel à la liberté n’a pas été apprécié en Iran. Déjà condamné en 2010 à six ans de prison et vingt ans d’interdiction de tourner (peine réduite en appel), Mohammad Rasoulof a cru que le climat s’était apaisé dans son pays: alors qu’il n’avait prévu d’y passer que quelques jours à l’automne dernier, il y est toujours. Les autorités l’ont privé de son passeport.

L’insoutenable et la poésie
fiffhouseThe house is black (1963). Considérée comme la plus grande poétesse persane du XXe siècle, Forough Farrokhzad se lance en 1963 dans le cinéma. Ce premier film sera son dernier: elle meurt quatre ans plus tard, à 32 ans, dans un accident de voiture. Un seul film, donc, mais quel film! Vingt-deux minutes seulement, mais quelles vingt-deux minutes! Tourné dans une léproserie, souvent à la limite du soutenable, The house is black montre ce que personne ne voudrait voir: des visages rongés par la maladie, des hommes, des femmes, des enfants défigurés, mutilés.

Dépassant la fascination malsaine, le film amorce une réflexion sur la laideur: elle est omniprésente, lâche une voix off en ouverture, «mais si l’homme fermait les yeux sur elle, il y en aurait encore bien plus». La force de The house is black se situe dans l’extraordinaire juxtaposition de l’horreur et de la poésie, à travers les mots de Forough Farrokhzad elle-même, mais aussi de la Bible et du Coran. Difficile d’oublier ces enfants ravagés par la maladie qui rendent grâce à Dieu pour leur avoir donné des mains…

Jeudi, 15 h 05, Cap’Ciné 6, suivi d’une table ronde sur le cinéma iranien

 

 

Dans le silence, l’émotion
fiffstilllifeStill life (1974). Bien sûr, pour nos yeux formatés au cinéma occidental, on pourrait croire qu’il ne se passe rien. Mais, comme le répète volontiers Freddy Buache, fondateur de la Cinémathèque suisse, à propos d’Antonioni: «Ceux qui disent qu’il ne se passe rien ne savent pas regarder.» En réalité, il se passe énormément de choses dans Still life. Et d’abord du cinéma.

Ours d’argent et Prix FIPRESCI à Berlin en 1974, Still life est le deuxième film de Sohrab Shahid Saless (1943-1988), que le FIFF présente comme «l’une des figures les plus importantes du cinéma iranien, mais aussi l’une des plus oubliées en Occident». Mort en exil à Washington, il signe ici une œuvre profondément émouvante, à travers un vieux garde-barrière et son épouse, solitaires dans leur modeste maison, près du chemin de fer. Ils ne demandent rien de plus que de poursuivre cette existence sans histoire. Mais leur vie bascule le jour où le brave homme est poussé à la retraite, remplacé par un employé plus jeune.

Vendredi, 14 h 30, Cap’Ciné 6

La virtuosité intelligente
fiffcloseupClose-Up (1990). Les classements ne veulent pas toujours dire grand-chose. Mais quand même: en 2012, dans le palmarès des 50 plus grands films de l’histoire du cinéma établi par près de 850 professionnels, Close-up apparaît au 42e rang. A égalité avec Certains l’aiment chaud de Billy Wilder et Pierrot le fou de Jean-Luc Godard.

Signé Abbas Kiarostami (Palme d’or à Cannes en 1997 avec Le goût de la cerise), Close-up est à la fois un documentaire tiré d’une histoire vraie, une célébration du cinéma, une réflexion sur cet art, sur le mensonge et la vérité, mais aussi la démonstration d’un cinéaste qui joue en virtuose du dispositif narratif.

Un cinéphile (Hossain Sabzian) se fait passer pour le réalisateur Mohsen Makhmalbaf et fait croire à une famille qu’il veut tourner un film avec eux. Démasqué, soupçonné d’en vouloir à leurs biens, il finit en prison, où Abbas Kiarostami va le trouver. Il tourne aussi lors de son procès, pour, au final, réaliser un vrai film, avec les vrais protagonistes d’un faux projet…

Vendredi, 12 h 15, Cap’Ciné 6

 

 

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