Angélique Eggenschwiler, un kaléidoscope si humain

Le titre résume parfaitement le ton du livre, de cette prose à la fois évanescente comme un parfum, concrète comme la térébenthine, ce mot si mystérieux. Dans son premier recueil de nouvelles, la Fribourgeoise Angélique Eggenschwiler navigue entre ces versants de l’écriture, entre la poésie et ce quotidien évocateur, à l’image des notations de «Lettre à Marie», puissantes et émouvantes de simplicité: «Du cumin sur une assiette de nouilles / Parler d’automne et d’aventure / Le béton qui fume sous la grêle estivale…» à suivre…

Posté le par admin dans Littérature Déposer votre commentaire

«La loterie»: une place de village, un destin jeté au sort

Quand Miles Hyman décide d’adapter en bande dessinée La loterie, la nouvelle la plus connue de sa grand-mère Shirley Jackson, cela donne forcément un chef-d’œuvre qui ne doit rien au hasard. à suivre…

Posté le par Eric dans BD, Littérature Déposer votre commentaire

Anne-Claire Decorvet: après le drame, questions et points de vue

Olivier, six ans, sortait de la boulangerie quand il s’est fait renverser sur un passage piéton. Les secours ne sont pas parvenus à le sauver. Drame absolu, dans ce quartier sans histoire. Mais est-ce vraiment un accident? La Porsche rutilante n’a-t-elle pas foncé exprès sur l’enfant? Sinon, pourquoi aurait-il sauté sous ses roues? à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Marie-Jeanne Urech: faux polar, vraie œuvre littéraire

C’est une ville cernée par des montagnes de charbon, où l’on brûle toutes les archives de papier, remplacées par les traces laissées par «une centaine de milliers de caméras de surveillance». C’est aussi un monde où, «en sortant de chez lui, l’inspecteur Jean manque de se faire renverser par un skieur qui prend la cage d’escalier pour une piste de ski». Cet inspecteur veut trouver l’identité d’un anonyme, tombé raide mort sur la chaussée, au milieu de la foule. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Rachel Abbott: une recette trop parfaite

Anglaise installée en Italie, Rachel Abbott est un phénomène de l’édition. En 2011, à presque soixante ans, elle publie son premier livre (Illusions fatales) en autoédition numérique. Trois mois après sa sortie, il est numéro un des ventes numériques sur Amazon. Autant dire qu’elle a rapidement trouvé un éditeur… Son troisième thriller, Une famille trop parfaite, reprend le personnage de l’inspecteur Tom Douglas qui se retrouve en charge de la disparition d’une jeune mère et de ses trois enfants. Très vite, Tom comprend que quelque chose ne tourne pas rond dans cette famille. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Amos Oz: Judas… ce fidèle apôtre

Amos Oz nous mène en bateau. Au fil des premières pages de Judas, le lecteur est à la dérive. Le titre est un concentré de connotations explosives, le début est à retardement. Dans la Jérusalem de 1959, trois personnages vivent sous le même toit le temps d’un hiver. Un grand-père bavard. Sa belle-fille revêche et mystérieuse. Ainsi qu’un jeune homme engagé pour faire la conversation. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Rétrospective 2016: des lumières dans la brume

Quand les temps se font durs, la culture se révèle plus indispensable que jamais, pour nous éclairer dans le brouillard et nous pousser à la réflexion. Nombre d’œuvres de cette rétrospective 2016 résonnent ainsi en écho d’un monde bancal. à suivre…

Posté le par Eric dans Anglo-saxon, Chanson française, Cinéma, Littérature, Livres, Musique Déposer votre commentaire

Blaise Hofmann, cette nature si proche qu’on ne sait plus voir

L’aventure, cette fois-ci, se trouve au coin de la rue. Ou du bois. Après de nombreux périples au bout du monde (racontés dans Billet aller simple, Notre mer, Les Marquises…), Blaise Hofmann se penche sur cette nature que l’on ne sait plus voir. Parce qu’elle nous est trop proche, trop familiè­re. à suivre…

Posté le par Eric dans Beaux-Arts, Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Antoine Bello: représentation d’un monde en devenir

On pense évidemment à Siri, au film Her de Spike Jonze. Ou, pour remonter plus loin, au Hal de 2001, l’odyssée de l’espace, aux Robots d’Asimov. Ce qui nous ramène toujours à Frankenstein et à son mythe de la créature qui échappe à son créateur. Nous sommes dans la Silicon Valley et Frank Logan est appelé pour une étrange affaire: policier membre de l’unité des «Missing Persons and Human Trafficking», il doit enquêter sur la disparition d’Ada. Cette intelligence artificielle a été développée pour écrire des romans à l’eau de rose. A-t-elle été enlevée? S’est-elle évadée? Comment va-t-elle réagir, lâchée dans le monde, avec sa surpuissante capacité d’apprentissage? à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Gérard Macé, sur les chemins de la pensée

Poète, essayiste, traducteur, photographe, Gérard Macé publie le troisième volume de ses Pensées simples. Un livre qui célèbre la divagation
et l’association d’idées, avec une érudition jamais pédante qui invite à mieux voir le monde. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Mélanie Richoz, l’art fragile du non-dit

garc%cc%a7onRoman après roman, elle confirme son art de ne jamais en dire trop. De trouver le mot juste, la phrase qui claque, de laisser les non-dits se frayer un chemin dans l’esprit du lecteur. Après la réussite de J’ai tué papa, sorti l’an dernier, la Bulloise Mélanie Richoz livre avec Un garçon qui court un nouveau roman bref, tendu, aussi rigoureux dans sa forme que puissant sur le fond. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Wally Lamb: la vie à 10 ans, avec ses rires et ses surprises

lamb-couvA 10 ans, dans cette école catholique du Connecticut des années 1960, on trouve assez peu d’occasions de rigoler. Alors Felix Funicello y met du sien. Par exemple à coups de boulettes de papier et de sarbacanes. Sa farce dérape au point que son enseignante, sœur Dymphna, craque et se retrouve en maison de repos. Débarque alors une remplaçante, venue du Québec, talons hauts et jupe fendue, férue de théâtre. Sûr: l’année scolaire de Felix et de ses camarades sera inoubliable… Encore plus quand arrive Zhenya, jeune fille russe qui, sur bien des plans, va se révéler en avance sur les garçons de son âge. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Jonathan Coe, l’irrésistible satiriste

Vingt ans après Testament à l’anglaise, Jonathan Coe renoue avec la veine satirique qui lui sied si bien: Numéro 11, son dernier roman, trace un portrait drôle et acerbe d’une époque devenue folle. à suivre…

Posté le par Eric dans Littérature, Livres Déposer votre commentaire

Eric Faye: cachés par les dieux, éclairés par le roman

Dans un habile roman choral, Eric Faye revient sur un étonnant épisode des relations entre le Japon et la Corée du Nord: les enlèvements de citoyens nippons par le régime communiste, il y a quarante ans.eric-faye

par Eric Bulliard

Un jour, en cette fin des années 1970, ils disparaissent. Evaporés, sans laisser de trace. Une collégienne de 13 ans, un archéologue, une future infirmière et sa mère… Longtemps, très longtemps après, on comprendra que ces Japonais sans histoire ont été enlevés par des services de la Corée du Nord. En particulier pour les forcer à enseigner leur langue et leur culture aux futurs espions du régime communiste… On les a appelés les kamikakuchi, «cachés par les dieux». à suivre…

Posté le par admin dans Littérature Déposer votre commentaire

Sylvain Tesson: Pas à pas en compagnie du cosaque magnifique

sur-les-chemins-noirs-de-sylvain-tesson-1084352137_lUn soir de fête, c’est le drame: Sylvain Tesson grimpe sur un toit, comme il aimait à le faire, et tombe. Il s’en sort, fracassé: «J’avais pris cinquante ans en huit mètres.» Il lui faut accepter le fait que «la vie allait moins swinguer». L’écrivain voyageur, tête brûlée magnifique, se lance un défi: au lieu du raisonnable centre de rééducation, il va traverser la France à pied, du nord au sud. En suivant les «chemins noirs», les sentiers oubliés, loin des villes et de leur agitation. D’août à novembre, Sylvain Tesson avance lentement, fait de brèves rencontres, dort à la belle étoile: «Le bivouac est un luxe qui rend difficilement supportables, plus tard, les nuits dans les palaces.» à suivre…

Posté le par admin dans Littérature Déposer votre commentaire
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 17 18   Next »