Sacha Love: «Etre le meilleur moi-même au monde»

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Sur scène, on l’appelle Sacha Love. Sans doute en référence aux Beatles. En coulisses, Sacha Ruffieux est l’un des musiciens les plus respectés à Fribourg. Rencontre, en aparté du concert qu’il donne vendredi à Nuithonie.

par Christophe Dutoit

Un truc infaillible pour reconnaître Sache Love: il porte des Ray-Ban bleu ciel. Et parfois un costume de tigre, mais c’est une autre histoire. Et si vous ne le connaissez pas, sachez que Sacha Ruffieux est connu comme le loup blanc dans le monde de la musique. à suivre…

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Pietragalla, ou la danse comme «poésie en corps»

La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla sera samedi sur la scène de la salle CO2 à La Tour-de-Trême. Avec son compagnon Julien Derouault, elle présentera pour la première fois en Suisse leur nouveau spectacle. à suivre…

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BBI: conjuguer le mot «art» au singulier et au pluriel

Dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juillet, le Belluard Bollwerk International (BBI) propose performances, concerts, danse, installations… Rencontre avec son nouveau et futur ex-directeur, Cis Bierinckx.

Cis Bierinckx©C.Lambert
Par Xavier Schaller
L’affiche de cette 31e édition, sans image, affirme «We art open». Comment est-elle née?
J’ai décidé, en réaction au fréquent bombardement et à l’omniprésence des images dans notre société contemporaine, d’utiliser une affiche seulement avec des mots. Les mots perdent dans notre vie de plus en plus leur valeur. On les utilise moins à cause de la communication électronique, où ils ne sont plus nécessaires.
à suivre…

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Aurélia Thierrée, à l’écoute des murs et des objets pour en faire jaillir la magie

Aurélia Thierrée présente Murmures des murs, cette fin de semaine à CO2. Entretien avec cette artiste complète, qui invite au rêve et à l’imaginaire.

Murs
Par Eric Bulliard
En 2011, Le cirque invisible enchantait la salle CO2, avec l’inclassable mélange de magie, de cirque, de théâtre et de mime créé par Jean-Baptiste Thiérrée et Victoria Thierrée-Chaplin. Vendredi et samedi, leur fille, Aurélia Thierrée, est à son tour invitée à La Tour-de-Trême pour présenter Murmures des murs, son deuxième spectacle (après L’oratorio d’Aurélia), conçu et mis en scène par sa mère.
Son invitation au rêve, son voyage imaginaire entre illusion et poésie, cette artiste complète (comédienne, danseuse, acrobate, magicienne…) le présente depuis 2011 du Brésil à la Corée, en passant par les Etats-Unis, la Russie et toute l’Europe. Au bout du fil, Aurélia Thierrée lève un coin de voile sur son art si attachant.

Huit ans se sont écoulés entre L’oratorio d’Aurélia et ces Murmures des murs: est-ce dû uniquement au fait que le premier a longtemps tourné ou est-ce le temps nécessaire pour mûrir une nouvelle création?
On ne calcule pas vraiment. Nous avons eu la chance qu’Oratorio continue de vivre pendant toutes ces années et nous avons une devise: le jour où l’on comprend comment fonctionne un spectacle, il faut passer au suivant… Il nous a fallu huit ans pour comprendre complètement Oratorio!
Mais Murmures des murs a commencé à germer dans notre imagination au cours de la dernière année. C’est très mystérieux: je ne sais pas combien de temps celui-ci va vivre, ni s’il y aura un prochain et quand il émergera.Murbis

Le spectacle ne cesse donc d’évoluer au fil des représentations…
Ça reste du théâtre vivant, fragile, basé sur des choses artisanales, qu’il faut faire marcher chaque soir. Elles fonctionnent aussi avec l’imagination du public: c’est un tout qui doit prendre à chaque fois. Une part de ce procédé reste mystérieuse et je la trouve importante. Tout n’est pas complètement contrôlable.

Comment se passe le travail avec votre mère, Victoria Thierrée-Chaplin?
J’aurais du mal à le décrire. Mais ça se passe! Elle crée de petits tableaux et, ensuite, elle me met dedans. Mon travail est alors celui d’un détective qui doit trouver le pourquoi du comment. Chercher les indices, lier le tableau au suivant. Nous nous entendons vraiment bien pour les spectacles. J’ai conscience que c’est miraculeux, sinon tout le monde le ferait: si les gens ne travaillent jamais avec leurs parents, il doit y avoir une raison…

Vous laissez une large place à l’imaginaire du spectateur: n’y a-t-il pas le risque que vos intentions soient mal comprises?
Non, au contraire, c’est vraiment une collaboration: j’aime que l’on se projette dans ce que je propose. Tant que la réception n’est pas diamétralement opposée à ce que j’ai essayé de faire… Et encore, dans un sens, ce serait aussi intéressant. La collaboration se déroule sur tous les plans: moi avec Victoria, nous sur scène – parce que je ne suis pas seule – et avec le public… J’essaie juste d’être la plus vraie possible dans les situations. Après, chacun les interprète comme il veut.

Etait-ce une évidence de proposer des spectacles muets?
Je ne sais pas si c’est un choix conscient. J’ai fait ça depuis toute petite dans les spectacles de mes parents… Je ne vois pas trop la différence: c’est juste un autre langage. Il n’y a pas de parole, mais on utilise tout ce qu’il y a autour pour arriver au même but. Le cirque n’a pas de parole, la danse non plus. Ce sont des choses physiques: peut-être que les mots, par-dessus, seraient de trop.

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Du coup, la musique prend une importance particulière…
C’est la colonne vertébrale. Elle est super-importante, peut-être que c’est elle, la langue du spectacle… Dans Murmures, il s’agit plus d’une musique d’atmosphère. Elle nous porte, mais on ne doit pas la suivre non plus.

Vous gardez un intérêt marqué pour les objets et les matières (le papier bulle, les cartons…): est-ce par méfiance envers la technologie?
Avec des ordinateurs, on ne s’en sortirait pas… Ce serait un cauchemar! Nous avons déjà assez de problèmes avec les objets! Il faut les dresser et ils sont imprévisibles: pratiquement chaque soir, il y en a un qui va casser… J’aime les objets: on les croit inoffensifs, mais ils résistent.

Vous explorez le domaine du rêve, des illusions en vous approchant parfois de leur versant sombre, la folie…
Oui, j’aime la ligne très fine qui existe entre la folie et l’imaginaire. Quand est-ce que l’imaginaire peut basculer dans la folie? Quelle est la logique des rêves? Quel parallèle avec la logique de la folie? Je trouve toutes ces choses intéressantes à explorer.

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En tant qu’enfant de la balle, a-t-il toujours été évident que vous alliez suivre cette voie?
Pas du tout. Mais, à un moment donné, ça m’a manqué. Petit à petit, j’y suis retournée, en cercles concentriques, jusqu’au point où, avec ma mère, nous avons recommencé à faire des choses ensemble. C’était pratiquement viscéral: l’odeur des théâtres me manquait! Je faisais de plus en plus de choses qui m’en rapprochaient. Au début de L’oratorio, je ne pensais vraiment pas que ça marcherait ainsi. C’était un désir, mais ce n’était pas calculé.

Malgré votre succès, on vous présente encore comme la fille de vos parents, la petite-fille de Charlie Chaplin ou la sœur de James Thierrée…
Oui, je suis reliée au monde entier! En fait, je n’ai jamais l’impression qu’on parle vraiment de moi! Je ne me sens pas concernée. De toute façon, les gens font des liens avec une chose ou une autre et je n’y fais pas attention. Ce qui m’importe, c’est qu’une fois que le rideau se lève, le spectacle fonctionne. Il n’y a que cette vérité qui reste.
La Tour-de-Trême, salle CO2, vendredi 31 janvier et samedi 1er février, 20 h. Réservations: Office du tourisme de Bulle, 026 913 15 46, www.labilletterie.ch

 

Une histoire de famille
Aurélia Thierrée goûte au spectacle dès ses premières années, aux côtés de ses parents. Elle a même failli voir le jour sur scène: sa mère a commencé à perdre les eaux un soir de représentation…
Au tout début des années 1970, Jean-Baptiste Thierrée et son épouse Victoria, née Chaplin (fille de Charlie) sont les pionniers de ce que l’on appellera le nouveau cirque. Au cours d’une aventure artistique désormais mythique, ils créent Le cirque bonjour, puis Le cirque imaginaire, devenu Le cirque invisible, toujours en tournée. Aurélia voit le jour en 1971, son frère en 1974: James Thierrée (La symphonie du hanneton, Au revoir parapluie…) est aujourd’hui un des artistes les plus en vue dans ce mélange de danse, acrobatie, mime, cirque, théâtre…
Aurélia Thierrée a créé son premier spectacle en 2003. Conçu et mis en scène par sa mère, L’oratorio d’Aurélia a triomphé dans le monde entier, avant de laisser place à Murmures des murs, au printemps 2011. Elle y joue une femme en fuite, qui escalade des façades d’immeubles abandonnés, pénètre des appartements vides et découvre des bribes de vie. Un monde de rêve et d’illusion naît ici, qui joue avec l’imaginaire du spectateur, y compris des plus jeunes: Murmures des murs est annoncé accessible dès 8 ans.

 

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Le CO2 au fil des saisons

L’Association CO2 présente sa dixième saison culturelle mercredi, en public. L’occasion de se plonger dans les souvenirs à travers quelques anecdotes de coulisses.

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par Eric Bulliard

Double sentiment, à l’heure de lancer la dixième saison culturelle de l’Association CO2, à La Tour-de-Trême: d’un côté, l’impression que la salle a été inaugurée hier. De l’autre, qu’elle est là depuis toujours, tant elle a su se rendre indispensable. à suivre…

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M. et Mme Rêve, danser Ionesco dans son versant onirique

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Avec M. et Mme Rêve, la compagnie Pietragalla-Derouault revisite avec fougue l’univers de Ionesco. Et laisse abasourdi. à suivre…

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Pietragalla, quand la technologie 3D se met au service du rêve

Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault ont récemment levé le voile sur leur nouvelle création. Fondée sur l’univers d’Ionesco, elle mêle chorégraphie et technologie de pointe.

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Par Eric Bulliard

Suite présidentielle d’un grand hôtel genevois, avec vue sur la rade et le jet d’eau. La compagnie Pietragalla – Derouault a invité quelques journalistes et professionnels du spectacle pour présenter M. et Mme Rêve. Une création qui s’annonce hors du commun où se côtoient la danse, l’univers d’Ionesco et la technologie 3D. à suivre…

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Da Motus, deux arts réunis en un souffle

Souffle, la nouvelle création de Da Motus, marie chorégraphie et tradition chorale. Avec une musique signée Caroline Charrière.

par Eric Bulliard

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Après avoir fêté, l’année dernière, ses 25 ans, Da Motus revient sur scène avec sa nouvelle création. La compagnie de danse contemporaine lance la deuxième partie de saison de Nuithonie, à Villars-sur-Glâne, avec Souffle. Sept représentations sont au programme, dès ce soir et jusqu’au 20 janvier. Les trois premières affichent complet. à suivre…

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