Last Train, un poil plus vrai que BB Brunes

Mais non, n’en déplaisent à ses testamentaires, le rock français n’est toujours pas mort. Bon, d’accord, ce n’est pas Byzance non plus. Il tressaille, il soubresaute, il donne encore parfois quelques frissons. A l’image de Last Train, quatre «gamins» de Mulhouse qui viennent de sortir leur premier album Weathering, après un passage remarqué à Ebullition en novembre. à suivre…

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«Ebullition doit garder son esprit alternatif et rock’n’roll»

Ebullition clôt l’année de ses vingt-cinq ans sur un nouveau record de fréquentation et ses finances n’ont jamais été aussi saines. Interview croisée à quelques semaines du départ du programmateur Flavien Droux au Nouveau Monde et de l’arrivée de son successeur Thomas Van Daele, en provenance du Nouveau Monde.

par Christophe Dutoit

Quel bilan tirez-vous après ces cinq saisons de programmateur à Ebullition?
Flavien Droux: Il s’est passé tellement de choses en cinq ans. Que du positif! Des rencontres incroyables, tant d’événements et de groupes pour lesquels je me suis battu et auxquels j’ai cru, des moments magiques, des fêtes improbables. Du travail par-dessus la tête aussi. Ebullition, c’est un marathon. Mais, quand j’entends les retours positifs des gens, je me dis que tout ce travail a abouti à quelque chose de bon. J’ai fait partie d’un tout qui a bien fonctionné, d’une équipe soudée. On tire tous à la même corde. C’est beaucoup de paramètres mis ensemble qui font qu’Ebullition tourne aussi bien. à suivre…

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Chanson, blues, rock, électro, Les Georges jouent l’éclectisme

La quatrième édition des Georges se déroulera à Fribourg du 11 au 16 juillet. En têtes d’affiche, Arno, Grandaddy, Timber Timbre ou Wax Tailor attireront un public éclectique, avec des touches d’Orient, d’Afrique et d’électro synthétique.

par Christophe Dutoit

On ne change pas une formule qui gagne, tout au plus, on l’améliore. Pour leur 4e édition, qui se déroulera du 11 au 16 juillet, Les Georges misent sur une certaine continuité et une recette qui marche pour un événement situé au centre-ville de Fribourg. «On veut rester un doux cocon, ne pas devenir trop grand, tout en offrant une moitié de soirées gratuites et l’autre moitié pas trop chère, a expliqué, mardi, le directeur Xavier Meyer à un parterre d’invités. Surtout, nous voulons mettre en avant les découvertes.» à suivre…

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Timber Timbre, blues sexy et soyeux sur synthés vintage

Les Canadiens de Timber Timbre viennent de sortir Sincerely, future pollution, un excellent sixième album aux sonorités très seventies. A déguster avant leur venue aux Georges, à Fribourg, le 13 juillet.

par Christophe Dutoit

Tout commence avec cette note de synthétiseur tenue quelques secondes, puis cette batterie qui pourrait tout à fait être une vieille boîte à rythme. Le climat est posé, le tempo lent: à la manière de Leonard Cohen sur Tower of song, Taylor Kirk entre en scène avec sa voix envoûtante: «I could not release the inspiration till you asked me to» (Je ne parvenais pas à libérer l’inspiration jusqu’à ce que tu me le demandes). Derrière sa moustache de bûcheron et son crâne dégarni, le crooner dégage une aura majestueuse. Une guitare pleine de reverb choisit justement ce moment pour plaquer un solo sans chichis. On en redemande.

Sorti vendredi dernier, le sixième album de Timber Timbre fait partie de ces disques qui irradient dès leur première écoute. Comme une évidence, on se dit qu’on tient là une œuvre à part, à la beauté venimeuse.

Dans tous les recoins
Jadis adepte de l’isolement volontaire dans une chambre d’hôtel parisien pour écrire ses complaintes, Taylor Kirk et ses acolytes ont enregistré Sincerely, future pollution au château de La Frette, à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris. Un studio jadis hanté par Nick Cave et ses Bad Seeds, une filiation revendiquée. Sous ses atours un peu vieillots, le château cache des trésors. «Il faut imaginer que nous avons découvert un instrument dans presque tous les recoins de la maison», raconte le chanteur dans une récente interview. Des synthétiseurs Oberheim des années 1970, une machine LinnDrum des eighties. Une forme de Graal pour des musiciens prêts à s’ouvrir à de nouvelles sonorités et à plonger leur blues soyeux dans des nappes de synthés vintage.

Du coup, le groupe abandonne quelque peu ses accents folks et ses colorations americana pour verser dans un nouveau monde, sur les traces de David Bowie période Low, Heroes, Lodger, Talking Heads ou Suicide.

A 35 ans, Taylor Kirk mesure le chemin parcouru depuis sa profonde campagne ontarien-ne, où il ne s’écoute que «rock lourd et générique pour amateurs de bières et de gros 4 x 4». L’homme se souvient avoir juré «plus jamais ça» à chaque fois qu’il filait en train vers Toronto «pour voir des concerts de Ravi Shankar ou de Neil Young, celui qui m’a le plus marqué, par sa musique, mais aussi par son individualisme et son intégrité.»

Emotions intérieures
De cet autre Canadien à l’allure d’ours mal léché, Taylor Kirk tient ce rapport à soi-même, à ses émotions intérieures, et ne considère pas sa musique comme «un divertissement qui s’adapte aux réactions des autres». Il tient aussi cet amour du gros son, ample et enrobant, à l’image des accords de guitare de Sewer blues, une nouvelle perle à accrocher au collier des plus belles chansons du monde. Malgré la froideur de ces synthés entêtants, Timber Timbre distille des atmosphères paradoxales, à la fois oppressante, à cause de ces sonorités électroniques, mais également très réconfortantes, grâce à la voix caressante du capitaine Kirk, un mélange jouissif de romantisme à fleur de peau et de violence sourde. «Mon instinct a toujours été de napper d’étrangeté des chansons aux mélodies et aux constructions assez classiques», s’excuse-t-il pres­que, au moment où passe Western questions et sa rythmique chaloupée faussement kitsch.

En neuf titres – dont deux exquis instrumentaux – Timber Timbre signe l’un des disques majeurs de l’année. Ou plutôt non, un album intemporel, hanté une fois encore par le cinéma hollywoodien, les bandes-son de séries télé seventies et la nuit. Cette nuit noire et profonde, si ensorcelante.

Timber Timbre
Sincerely, future pollution
Irascible

Fribourg, Les Georges, le 13 juillet

Timber Timbre (2009)

En 2005, Taylor Kirk et sa bande enregistrent une poignée de chansons tristes dans une cabine en bois (timber en anglais), dans la banlieue de Bobcaygeon, au sud de l’Ontario. Ces sessions trouvent leur aboutissement sur Cedar shakes, premier album de Timber Timbre, qui, comme le suivant Medicinals (en 2007), peine à traverser l’Atlantique. Il faut attendre 2009 et la sortie de son disque du même nom pour que le groupe éclate au grand jour. Ou plutôt en pleine nuit, tant les climats tissés par les Canadiens fleurent bon le spleen et la tristesse. A l’image de Demon host, magnifique complainte à la guitare acoustique, ou Trouble comes knocking, blues blanc désenchanté et, forcément, sublime.

Creep on creepin’on (2011)

Parfaitement en dehors des modes et des hypes, Timber Timbre poursuit sa route avec Creep on creepin’on en 2011. Toujours aussi sombre et gothique, le trio élar-
git son univers à des sonorités plus complexes, avec des interventions d’un violon très cinématographique, comme pour souligner l’imminence du drame,
ou d’un accordéon malsain. Le groupe tisse des atmosphères de plus en plus vintage et force parfois sur la reverb, avec des titres comme To old to die young ou le faussement guilleret Black water. En concert, le groupe ne mise pas tout sur le jeu de scène et le magnétisme de son chanteur (doux euphémisme), mais revisite chaque soir ses compositions avec des instrumentations denses et charnelles.

Hot dreams (2014)

Entre deux tournées, Taylor Kirk s’installe à Los Angeles, dans le quartier de Laurel Canyon, à deux pas de Mulholland Drive. «Là-bas, j’ai commencé à m’intéresser à la mythologie du lieu et à ce qu’est Hollywood aujourd’hui par rapport à ce que c’était à l’époque. Je suis devenu de plus en plus nostalgique et j’ai recommencé à regarder des films que j’adorais quand j’étais plus jeune et je me suis imprégné de leur musique. Ce n’était pas vraiment une démarche intentionnelle de faire ce genre d’hommage, mais ce n’était pas totalement accidentel non plus.» Toujours à la limite du kitsch, Hot dreams distille la bande-son d’un road-movie imaginaire, entre Grand canyon et le très lynchien Curtains!?

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Les trente hommages de Dylan à ses idoles

Depuis son Nobel l’automne dernier, tout a été écrit sur ce sacré Bob Dylan et pas seulement des âneries (il faut lire sa récente interview à Bill Flanagan, sur son site internet). Pendant ce temps, du haut de son dédain pour toutes ces futilités, le chanteur le plus influent du XXe siècle fait comme si de rien n’est et s’enferme en studio, comme avant lui Johnny Cash au crépuscule de sa vie. Sauf que Dylan tient la forme olympique. Et plutôt que d’abreuver le public avec de nouvelles compositions dont tout le monde se fiche, le gaillard livre un triple album de reprises de standards américains. Libre comme un électron, Dylan chante comme jamais, prend tous les risques et fait virevolter sa voix nasillarde sur des mélodies rendues célèbres par Frank Sinatra, son idole de toujours (As time goes by, Stormy weather ou These foolish things). A ses yeux, jouer la musique des autres revêt des aspects très créatifs: «Il y a toujours des précédents. Presque tout est la copie de quelque chose d’autre…» Au fil de ces trente hommages à la musique américaine d’avant les années septante, Bob Dylan lévite au-dessus du lot.

par Christophe Dutoit

Bob Dylan
Triplicate
Sony

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L’évidence, l’efficacité, Da Silva tel qu’en lui-même

Plus de dix ans déjà – depuis Décembre en été (2005) – que Da Silva distille des chansons imparables, avec son souf­fle dans la voix qui donne toujours l’impression qu’il vous chante directement dans le creux de l’oreille. Avec son sens de l’évidence et du refrain efficace. Avec aussi son écriture affûtée, ses histoires de fêlures et d’amour compliqué. A cette discographie de haut vol (où La tendresse des fous reste un sommet insurpassable), il vient d’ajouter L’aventure, un sixième album, quatre ans après Villa Rosa. à suivre…

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Laura Marling, mélodies fulgurantes et frigide sensualité

A l’âge de cinq ans, Laura Marling chantait Joni Mitchell et Neil Young avec une guitare bien trop grande pour elle dans le studio d’enregistrement de son papa. «J’ai su chanter avant de savoir parler, avoue-t-elle dans une récente interview. Durant toute mon enfance, la musique était juste une habitude. Je ne l’ai jamais prise pour un don. J’adorais jouer de la batterie, du clavier, du saxo, de la guitare et je suis devenue chanteuse malgré moi.» à suivre…

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Replay Grateful Dead: avec ou sans acide

REPLAY

Faut-il avoir consommé du LSD pour goûter à sa juste valeur la musique du Grateful Dead? En ce printemps 1967, la question ne se pose pas dans la baie de San Francisco. Formés deux ans plus tôt sous le nom de The Warlocks, Jerry Garcia et ses acolytes sont régulièrement conviés à jouer la bande-son des premiers acid tests, ces «dégustations» publiques d’hallucinogènes organisées par l’écrivain Ken Kesey (auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou). à suivre…

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Depeche Mode: en dehors de toutes les modes

A quelques semaines d’entamer une tournée mondiale des stades (notamment à Zurich le 18 juin), Depeche Mode vient de publier un excellent quatorzième album intitulé Spirit. Tour d’horizon en sept points.

par Christophe Dutoit

le nouvel album
Depuis bientôt vingt-cinq ans, Depeche Mode publie un disque tous les quatre ans. La sortie vendredi de Spirit – matricule N°14 dans l’histoire du groupe – ne déroge pas à ce rythme métronomique. Malgré le titre du premier single Where’s the revolution, le trio anglais ne chamboule pas ses habitudes. D’un côté, il balance une poignée d’hymnes synthpop hyperefficaces et reconnaissables dès les dix premières secondes. A l’image de So much love et son beat répétitif, ses sonorités bizarroïdes, ses mélodies radieuses et la voix si caractéristique de Dave Gahan, toujours aussi envoûtante. Ou No more (this is the last time), un tube en puissance qui gagnera en ampleur sur scène. à suivre…

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Hey Satan: «Je viens du hardcore, j’aime quand ça dépote»

Hey Satan vient de sortir son premier album et se produit vendredi à Ebullition. «La salle où j’ai sans doute joué le plus de fois», avoue son chanteur et guitariste François Barras, ancien d’Eastwood, de Shovel ou de Houston Swing Engine. Rencontre.

par Christophe Dutoit

Rendez-vous est pris au Bar Tabac, à Lausanne, un troquet à l’ancienne à deux pas de la tour Edipresse. Journaliste à 24 heures depuis dix-sept ans, François Barras porte la chemise noire de rigueur sous un sweat à capuche et une casquette qui témoigne de son passé hardcore. Devant un Arkina cassis à l’heure de l’apéro, le quadragénaire est affable, volontiers drôle, intarissable sur les musiques actuelles, dont il est un spécialiste dans la presse romande. Rien à voir avec le furieux guitariste que d’aucuns ont croisé sur les scènes underground de Suisse et de Navarre.

Une fois n’est pas coutume, le journaliste devient l’interviewé, à l’occasion de la sortie de l’album de son nouveau groupe Hey Satan et de sa venue vendredi à Ebullition.

La question brûle les lèvres: depuis peu, le guitariste François Barras s’est mis à chanter: «Oui, je suis devenu chanteur. C’était ça ou plus rien.» Il sourit, sirote son cassis et reprend. «Depuis 1993, je joue avec le batteur Frank Matter (oui, l’animateur de Couleur 3). Tous les chanteurs de nos divers groupes, soit ils sont partis, soit on a fini par les virer. En répétition, il m’arrivait de chantonner des mélodies. Mais Frank me disait à chaque fois: “Ta gueule, tu chantes comme une merde!” Le sujet était donc clos pour moi.»

«Ne pas dérailler»
Début 2015, François Barras hésite à relancer Houston Swing Engine, «un groupe cool où on jouait des morceaux avec huit riffs différents en cinq minutes.» De la balle pour un guitariste. «On s’est bien marrés au sein de ce groupe, mais Frank ne voulait pas rejouer des vieux trucs. Il préférait aller vers quelque chose de nouveau.»

A trois avec le second guitariste Laurent Macquat, le combo se donne trois mois pour «essayer» son nouveau chanteur. «En Suisse romande, beaucoup de groupes sont instrumentaux par défaut. J’ai eu l’occasion d’interviewer Josh Homme, leader des Queens of the Stone Age, qui a influencé la musique comme guitariste, avant d’empoigner le micro. Il m’a dit: “Je dois seulement chanter juste.” J’ai trouvé cette réponse assez cool. Du coup, j’essaie simplement de ne pas dérailler.»

Et le bougre fait le job plutôt bien, tantôt en voix de tête, tantôt lorsqu’il pousse une gueulante. «Je manque de puissance. Je sais mes limites. Mais je viens du hardcore et j’aime quand ça dépote. Je fais ce que je sais faire, sans tricher.» Le résultat: un rock à riffs tendu à souhait, rentre-dedans et mélodique, avec juste ce qu’il faut de sonorités vintage. «Le format power trio nous permet davantage de concision», sourit-il.

A l’époque d’Eastwood, au milieu des années 1990, on a acheté nos instruments pour monter le groupe. On ne savait pas jouer. On balançait des riffs en open tuning. Faire comme Rage Against The Machine n’est pas si dur: c’est surtout l’intention qui compte.»

Le Valaisan d’origine raconte avoir appris la guitare à l’âge de vingt ans. «Avec les Stooges. Je faisais des solos à un doigt. Ça permet d’être très puissant!» Avec plus de vingt ans de recul, François Barras regarde ces années-là avec beaucoup de bienveillance. Avec Shovel, on a été invités en 2000 au live de Nulle part ailleurs pour remplacer Rage Against The Machine. A cette époque, on donnait des concerts tous les week-ends. Une fois, on a joué à Lille le vendredi, à La Rochelle le samedi et à Montpellier le dimanche. J’étais encore à l’uni à cette époque. Autant dire que j’ai dormi le lundi matin.»

Le bomber côté orange
«En ce temps-là, on se sentait alternatifs. On retournait nos bombers du côté orange, comme les Bérus. Aller au concert était un acte politique. On fréquentait des endroits marginaux, comme les Caves du Manoir, à Martigny. On faisait cent bornes pour aller à la Dolce Vita. On n’avait pas le choix d’aller ailleurs. Le concert était une expérience, un lieu de rébellion qui faisait un peu peur. Aujourd’hui, les concerts sont trop souvent lyophilisés. De nos jours, un musicien a du succès quand il a réussi à vendre un titre pour une pub Citroën.»

Au début des années 2000, Shovel vend 7000 disques, un chiffre à faire pâlir d’envie certains groupes d’aujourd’hui, mais une paille à l’époque où Lofofora ou Watcha en atteignaient les 100 000 exemplaires. «Certains musiciens comme Gojira ou Mickey 3D ont cité nos albums en référence. Notre musique a marqué beaucoup de musiciens, mais elle n’a pas touché le grand public. Elle était sans doute trop violente, trop exigeante. Et notre label n’avait pas les moyens de faire une énorme promotion.»

Aujourd’hui, François Barras s’amuse du succès obtenu par son nouveau groupe. «A l’époque, on ne touchait pas un rond.» Mais l’industrie de la musique a changé depuis 2008. «Avec Hey Satan, on a vendu des vinyles jusqu’en Argentine. Notre clip a été vu plus de 100 000 fois sur un site américain. On joue dans la cour de récré mondiale. C’est plus marrant qu’avant, c’est plus valorisant et on gagne – un peu – plus d’argent. On est un minuscule acteur, mais on fait partie de ce jeu.»

A Ebull comme à la maison
En décembre 1995, François Barras a foulé pour la première fois la scène d’Ebullition avec Eastwood. «C’est sans doute le club où j’ai joué le plus souvent. On s’y sent un peu comme à la maison. Même si parfois le lieu est presque “trop agréable”. Dans le sens: on aimerait bien qu’il y ait plus de cent personnes qui veulent du rock dans le public. Il faut qu’on le muscle un peu…» Chiche?

Hey Satan, Hey Satan,
Cold Smoke Records,
https://heysatan.bandcamp.com

Bulle, Ebullition, Le week-end du hard 2, dès 21 h. Vendredi 24 mars: Ogmasun, Hey Satan et The Last Moan. Samedi 25 mars: Reaptile, Oregon Trail et The Prestige. www.ebull.ch

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Replay The Velvet Underground & Nico: écoute râpeuse et fascinante

REPLAY

The Velvet Underground & Nico sort le 12 mars 1967. Malgré sa pochette banane signée Andy Warhol, le disque se vend difficilement à 30000 exemplaires durant les cinq années d’existence du groupe. Mais, comme l’a dit un jour Brian Eno, «tous ceux qui l’ont acheté ont ensuite formé un groupe». à suivre…

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Albin de la Simone, l’élégance dans le sourire

Musicien et arrangeur français réputé, Albin de la Simone est aussi auteur-compositeur-interprète d’une rare élégance. Confirmation avec L’un de nous, un cinquième album tendre et gracieux, discrètement inventif. Rencontre. à suivre…

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Expo Seventy, longues improvisations électro-stoner

Désormais installé à Kansas City, Justin Wright, 42 ans, vient de sortir le 57e album (!) d’Expo Seventy, parfois orthographié Expo’70, en un peu moins de quinze ans de carrière. L’an dernier, le guitariste a participé durant trois semaines à une expérience artistique où se sont mêlés peinture, sculpture, poésie, théâtre, film et musique, offrant un reflet du dynamisme de la scène locale sous le nom America: now and here. à suivre…

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Replay Jefferson Airplane: pilules psychédéliques en prémices à l’Eté de l’amour

REPLAY

La baie de San Francisco peine à sortir de sa léthargie en ce mois de février 1967. Renforcé par la chanteuse Grace Slick, le Jefferson Airplane en profite pour publier son deuxième album, Surrealistic pillow. La demoiselle de 27 ans arrive avec deux chansons au destin planétaire. D’abord Somebody to love, composée par son beau-frère pour leur ancien groupe The Great Society. Avec son riff surf garage et ses envolées à la reverb magnifiée, la chanson démarre au quart de tour, avec cette hargne contenue que The Ramones se chargeront de laisser exploser en 1993. à suivre…

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Fai Baba, la révélation suisse des Transmusicales

Il faut passer outre ce premier titre Find me a woman, bien trop kitsch pour être honnête. Après, il suffit de pas grand-chose pour que la musique de Fai Baba bascule dans l’excellence. La reverb tournée à fond sur les guitares, la batterie en filigrane et en toute légèreté et, surtout, cette voix aérienne et détachée du Zurichois Fabian Sigmund suffisent à faire de Nobody but you un tube échappé des sixties, période surf insouciante. à suivre…

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