Shakespeare, ce génie si peu français

La France a mis longtemps pour accorder à Shakespeare la place qu’il mérite. Aujourd’hui encore, alors que l’on célèbre les 400 ans de la mort du plus universel des dramaturges, ses liens avec le théâtre français restent ambivalents. à suivre…

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Delerm, Cherhal, Didier: trois voix, deux pianos et une rencontre

C’est un concert inédit et la réunion de trois univers marquants de la chanson française: Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Romain Didier se partagent la scène, ce 5 février à La Tour-de-Trême. à suivre…

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Lionel Frésard: hommage au théâtre, au Jura, au foot et à Gérard

Le comédien Lionel Frésard a lancé idéalement la saison culturelle de la salle CO2. Son spectacle solo Molière-Montfaucon 1-1 a révélé l’étendue de ses talents, en rendant hommage à ses racines jurassiennes. à suivre…

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Pietragalla, ou la danse comme «poésie en corps»

La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla sera samedi sur la scène de la salle CO2 à La Tour-de-Trême. Avec son compagnon Julien Derouault, elle présentera pour la première fois en Suisse leur nouveau spectacle. à suivre…

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Rétrospective 2014: ce que nous en retiendrons

A l’heure du bilan, autant ne retenir que le meilleur: en 2014, nous avons aimé Gérard Manset, Philippe Jaccottet, Patrick Modiano, Royal Blood, Rival Sons, Pixies…
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par Eric Bulliard et Christophe Dutoit

C’est simple: écouter autre chose semble soudain inutile. Certains font des chansons, beaucoup se contentent de chansonnettes. Un art mineur, disait l’autre. Gérard Manset, lui, crée une œuvre majeure. D’accord, dire qu’on aime Manset, c’est ultrasnob, ça fait le type qui se gargarise de trucs que personne n’écoute. Au mieux, on a vaguement entendu parler du gars qui ne se montre jamais à la télé et qui n’a jamais donné de concert en plus de quarante ans de carrière. «Et c’est bien, ce qu’il fait?» à suivre…

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Le Bilboquet se porte comme un charme

Le Bilboquet ouvre sa 19e saison ce vendredi avec l’humoriste Thierry Meury. Le café-théâtre fribourgeois ne s’est jamais aussi bien porté. Ce qui ne l’empêche pas de réfléchir à son avenir.meury

par Christophe Dutoit

«En 1995, Le Bilboquet était seul sur Fribourg à proposer des spectacles d’humour et de café-théâtre. Depuis, nous avons dû nous adapter à l’ouverture d’autres salles dans le canton (Equilibre/Nuithonie, Le Nouveau Monde, CO2, Podium, Bicubic, Univers@alle, La Tuffière…) et à l’importance de l’offre actuelle.» Attablée au café de l’Ancienne Gare, Amaëlle O’Brien parle avec fierté du passé et avec gourmandise de l’avenir. Dans une année, Le Bilboquet fêtera ses vingt printemps et elle a déjà «des idées plein la tête pour marquer le coup». à suivre…

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Musique, film et frites et bières pour lier Belges et Bullois

Une nouvelle association propose ce samedi le premier Bel’Bulle Day. Un film et quatre concerts figurent au programme.deadmantalking

par Eric Bulliard

Il y aura des frites et de la bière, mais aussi du cinéma et de la musique. Ce samedi, le Bel’Bulle Day tissera des liens entre la Belgique et le chef-lieu gruérien. Pour cette première édition, la manifestation se tiendra en quatre lieux bullois: le cinéma Prado, Ebullition ainsi que les bars La Liégeoise et le IIIe. à suivre…

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BBI: conjuguer le mot «art» au singulier et au pluriel

Dès aujourd’hui et jusqu’au 5 juillet, le Belluard Bollwerk International (BBI) propose performances, concerts, danse, installations… Rencontre avec son nouveau et futur ex-directeur, Cis Bierinckx.

Cis Bierinckx©C.Lambert
Par Xavier Schaller
L’affiche de cette 31e édition, sans image, affirme «We art open». Comment est-elle née?
J’ai décidé, en réaction au fréquent bombardement et à l’omniprésence des images dans notre société contemporaine, d’utiliser une affiche seulement avec des mots. Les mots perdent dans notre vie de plus en plus leur valeur. On les utilise moins à cause de la communication électronique, où ils ne sont plus nécessaires.
à suivre…

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Deux visions de l’apocalypse promise

Vendredi à Ebullition, Goodbye Ivan et Grégoire Quartier ont livré deux cris d’alarme sur la problématique des changements climatiques.

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par Christophe Dutoit

Bientôt un siècle après son ouverture, la salle du Lux demeure toujours un magnifique écrin pour la projection d’images. Vendredi soir, la centaine de spectateurs présents à Ebullition pour les premières mondiales de Clim8 et de Projet human nature en ont pris plein les yeux… et plein les oreilles.

Résident new-yorkais depuis bientôt trois ans, Arnaud Sponar – alias Goodbye Ivan – est revenu dans le fief de son adolescence pour jouer en direct la bande-son de Clim8, son documentaire expérimental tourné en collaboration avec une marionnettiste et deux vidéastes américains. D’abord au piano, puis à la guitare, il a souligné de ses ambiances éthérées la force des images, déclinées en quatre tableaux.

Un peu à la manière d’un Yann Tiersen versé dans l’underground, il a pris un soin tout particulier à faire dialoguer le violon de Sabrina Morand, omniprésente et très en verve, et la masse sonore de ses machines aux accents très organiques. Quant aux images, elles ont guidé le spectateur dans un voyage halluciné au pays de la peur et de l’apocalypse promise. De manière très subtile, les vidéastes ont alterné les vues chocs (un requin échoué, des coquillages moussant dans l’acide) et les vues hyperléchées (la fonte d’un glacier ou la combustion finale) pour un résultat visuel des plus efficaces.

Grégoire Quartier est parvenu à transformer Ebullition, le temps d’une heure, en un espace de création contemporaine que ne renieraient pas Berlin, Londres ou New York.

En première partie, le batteur bullois Grégoire Quartier a plongé le public dans un chaos sonore très organisé. Très cérébral et sans doute un peu hermétique, son Projet human nature a mêlé création spontanée avec des sons transmis par Skype, «applaudissements» contemporains de Steve Reich, magma multipiste de percussions enregistrées par boucles et improvisations bruitistes. Avec l’appui de Feldermelder et de deux autres musiciens, il est néanmoins parvenu à transformer Ebullition, le temps d’une heure, en un espace de création contemporaine que ne renieraient pas Berlin, Londres ou New York.

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Olivier Havran, l’art si complexe de jouer simple

Le comédien gruérien Olivier Havran joue L’homme qui plantait des arbres à la Part-Dieu, dans le cadre du festival Altitudes. Sans filet, il donne chair au texte de Jean Giono avec la violoncelliste Sara Oswald. Portrait d’une «belle âme», pour qui la persévérance porte ses fruits.havrana

par Christophe Dutoit

«Ce texte, je l’ai d’abord réécrit à la main. Puis je l’ai lu, peut-être une soixantaine de fois, et je le savais par cœur.» Dès lors, le travail a pu commencer…

Jusqu’au 24 mai, Olivier Havran joue L’homme qui plantait des arbres dans les jardins de la Part-Dieu. En compagnie de la violoncelliste Sara Oswald, il donne chair à la nouvelle de Jean Giono qui débute ainsi: «Il y a environ une quarantaine d’années, je faisais une longue course à pied, sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence…»

Avec son béret à carreaux, son costume deux-pièces et son manteau en velours côtelé, le comédien embarque l’auditoire dans cette éblouissante fable écologiste, popularisée par la voix de Philippe Noiret dans les années huitante. Avec un naturel qui ne trahit à aucun instant les heures de travail, de répétitions, de dissection minutieuse du texte en compagnie de la metteure en scène Sylviane Tille.

Ma famille théâtrale
Le lendemain de la première, on a rencontré Olivier Havran dans un café bullois. Presque timide derrière sa barbe de quelques jours, il encaisse les compliments. Durant dix soirs, il remettra l’ouvrage sur le métier. Ce jeudi, il sait que Véronique Mermoud et Gisèle Sallin, les deux géantes du Théâtre des Osses, seront dans le public. «Les Osses, c’est ma famille théâtrale, de la couture à la technique, lâche-t-il en diluant sa tension grandissante dans un thé noir et deux sucres. A l’époque où je suivais ses cours au Conservatoire populaire, Gisèle Sallin a cru en moi…»havranc

A tel point que la metteure en scène parvient à convaincre le jeune homme de suivre une carrière professionnelle. «J’avais 28 ans, je venais de terminer ma formation d’infirmier, après un premier apprentissage d’électricien. Je suis alors entré à l’Ecole de théâtre Serge Martin, à Genève.» Il marque une respiration. «Je travaillais à l’hôpital deux week-ends par mois pour payer mes cours…»

En 2005, au terme de ses études, Gisèle Sallin lui fait passer une audition pour Mère Courage. Il y obtient trois seconds rôles et un engagement à l’année qui courra cinq saisons, puis des collaborations jusqu’à ce printemps. «Gisèle et Véronique m’ont permis de grandir. Sur le plan humain, on s’est trouvés.»

Au contact de Roger Jendly
Au Centre dramatique fribourgeois, il côtoie aussi Roger Jendly, impayable Harpagon dans L’Avare de Molière. «J’ai appris à son contact qu’il est important de ne pas montrer son travail. Au début, je voulais en faire trop. J’ai appris la complexité de faire simple.»
Dans le «galetas» de l’église de la Part-Dieu, Olivier Havran livre une prestation tout en retenue, mais d’une très grande classe. «J’apprécie le contact très proche avec le public. Les yeux dans les yeux. C’est à ce moment-là que la transformation a lieu.»

Toujours sur le fil, avec un minimum de déplacements et d’effets, il incarne ce texte qu’il embrasse à bras-le-corps. «Le monologue est la forme de théâtre que je préfère. Ma recherche artistique tend vers cette simplicité, cette mise à nu. A force de persévérance, cet aspect ressort.» Tout le contraire de comédiens comme Jean-Quentin Châtelain ou Fabrice Luchini, «qui risquent peut-être d’être prisonniers de leur style»?

La première expérience théâtrale d’Olivier Havran remonte à son adolescence, alors qu’il vivait à Montbovon. «J’ai joué dans Le petit prince à l’Ecole secondaire de Bulle, dans une mise en scène de Roselyne Delley. Je m’en souviens très bien, Christian Levrat jouait le roi…» Une tentative sans lendemain, qui ne lui laisse pas un grand souvenir. «A l’époque, je m’en fichais un peu. Et je n’étais qu’en classe générale…»

L’école des XIII
Sa palette de caractères, il l’apprend sur les chantiers ou à l’école des XIII, le fameux bistrot bullois où les discussions étaient foisonnantes, «même si on ne parlait pas». Nouvelle respiration. «J’ai de la chance, car j’ai pu transformer ces expériences de vie en un truc artistique.»havranb

Professionnel sur le tard, Olivier Havran ne l’est pas moins jusqu’au bout des doigts. En 2010, il décide de suivre une école à New York. «Je suis fasciné par la méthode de l’Actors studio. Avec ma compagne, on a vécu neuf mois à Brooklyn. J’y ai suivi les cours de la New York Film Academy. C’était passionnant.» Dans la langue d’Al Pacino, il travaille des monologues de Shakespeare, entraîne sa diction avec un «gars qui avait bossé avec Meryl Streep». Quinze minutes sur la même phrase…

«J’ai également passé quel-ques auditions. On était quarante et j’étais tellement largué que je présentais l’inverse des autres.» Toujours ce goût pour le contre-pied et la rébellion à peine feinte. «Je me suis fait remarquer et j’ai pu jouer dans quelques films.» Comme si tout cela était parfaitement naturel.

Il sonne 17 h. Dans trois heures, cette «belle âme» enfilera à nouveau son costume de comédien. «Je fais tous les soirs une italienne avant de jouer (un déroulé accéléré du texte à voix basse). Pour ce genre de monologue, il faut se mettre en condition. Comme un sportif d’élite.»

Au bout d’une d’heure d’envoûtement dans le silence religieux de la chartreuse, il ôtera son béret: «Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l’hospice de Banon.» Olivier Havran sourira sous les applaudissements. Bien mérités.

 

Une caresse à haute voix

Prononcez à haute voix: «Elzéard Bouffier.» Pas d’un seul souffle. Non. Avec la précaution de distinguer chaque syllabe: «El-zéard Bouf-fier.» Ce nom ne sonne-t-il pas comme une caresse?

Mercredi soir, lors de la première de L’homme qui plantait des arbres, Olivier Havran a raconté bien plus que l’histoire d’Elzéard Bouffier à la poignée de spectateurs présents à la Part-Dieu. Réfugié à l’intérieur en raison de la froidure (le monologue doit normalement être donné dans les jardins), le comédien fribourgeois a fait vibrer ce texte au plus près de sa musicalité. «Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme – sans moyens techniques – on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.»

Commandée par le Reader’s Digest (eh oui!), cette parabole de l’action de l’homme sur son milieu a été dactylographiée d’un seul jet par Jean Giono, dans la nuit du 24 au 25 février 1953. Ce ne serait qu’une anecdote si la fulgurance des mots n’était pas aussi primordiale que son contenu. Et c’est exactement là qu’Olivier Havran excelle dans son rôle. Car le comédien n’est pas qu’un conteur de belle histoire (c’est aussi le cas). Il est surtout un diseur de mots, un souligneur d’allitérations, un charmeur de syllabes, aidé par les bruissements de la violoncelliste Sara Oswald.

Certains textes sont écrits pour être lus, d’autres pour être dits. A haute voix, imaginez Olivier Havran murmurer: «Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux!» N’est-ce pas là une belle caresse?

La Part-Dieu, jusqu’au 24 mai, ma-di 20 h, le 17 mai 17 h – 20 h, les 18 et 24 mai 15 h – 17 h – 20 h

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«On joue tous le jeu de vivre à Bulle au XXIe siècle»

Vendredi, deux musiciens bullois de carrure internationale – Grégoire Quartier et Arnaud Sponar – proposent leur dernière création dans le cadre du festival Altitudes. Point commun: les changements climatiques. Lire ici la critique de la soirée.Grégoire Quartier © C.Haymoz

par Christophe Dutoit

On connaissait Grégoire Quartier comme batteur de Cortez, ce groupe ultime dont le dernier album Phœbus a eu un retentissement mondial. De retour de sa seconde tournée américaine avec Disco Doom, le musicien bullois de 35 ans livrera, vendredi à Ebullition, une facette encore plus contemporaine de son art.

Avec ses musiciens, il jouera son Projet human nature, une commande du festival Altitudes. «On ne m’avait jamais fait une telle demande auparavant, explique le Bullois qui a notamment étudié à New York. Au départ, j’étais assez timide, je me demandais “quel droit” j’avais de faire ça.» Le premier doute passé, Grégoire Quartier se met au travail, avec une idée en tête. «Les codes, c’est rigolo. Mais, en sortir, c’est encore mieux!»

J’aimerais que le public aille au-delà du simple “j’aime/je n’aime pas”, mais que ce soit plutôt “j’ai compris/je n’ai pas compris”.

Sa carte blanche se compose de cinq tableaux, qui mêlent musique ambient, compositions spontanées, improvisations, élans bruitistes et pièces de clapping music de Steve Reich. «C’est une pièce intellectuelle, sans compromis, qui demande au public d’être actif, car on joue tous le jeu de vivre à Bulle au XXIe siècle», explique le compositeur qui répète depuis plusieurs jours dans la salle où il fut également programmateur. «Ce n’est pas un spectacle sympathique. La question des changements climatiques est bien trop grave pour ne passer qu’un bon moment. J’aimerais que le public aille au-delà du simple “j’aime/je n’aime pas”, mais que ce soit plutôt “j’ai compris/je n’ai pas compris”.»

Responsabilité en question
La création de Grégoire Quartier entend également questionner les spectateurs. «Nous vivons dans un monde où chacun rejette la responsabilité sur les autres, alors que le problème est global. On se dit: “Mieux vaut que tout le monde souffre en même temps, plutôt que je me sacrifie tout seul”.» Sans trahir de secret, la fin de la pièce illustrera ce propos, par la métaphore.
Fasciné par la politique – «mes parents étaient au Conseil général de Bulle, nous avons une tradition de gauche, donc je n’ai pas peur des causes perdues» – le Bullois ne livre pas un discours moraliste ni un retour vers le mouvement hippie. Mais plutôt une prise de conscience. «J’ai le même problème, je culpabilise aussi intérieurement, car je suis aussi la cause, je vis dans le même paradoxe. La seule différence est peut-être que j’en suis conscient.»

Tout le monde se demande s’il y a une vie après la mort. Moi, je me demande s’il y a une vie avant la mort.

Avec cette œuvre urbaine et ambitieuse, Grégoire Quartier vise le haut du panier de la création contemporaine. «Ce travail a surtout nourri ma propre réflexion», avoue le Bullois, qui reprend un aphorisme de Pierre Rabhi en guise de conclusion: «Tout le monde se demande s’il y a une vie après la mort. Moi, je me demande s’il y a une vie avant la mort.» A méditer.

Bulle, Ebullition, vendredi 16 mai, 22 h

 

Documentaire expérimental

En deuxième partie de soirée, Goodbye Ivan présentera en première mondiale Clim8, un documentaire expérimental sur les changements climatiques. Egalement commandé par Altitudes, ce projet est le fruit d’une collaboration entre le musicien Arnaud Sponar, une marionnettiste et deux vidéastes new-yorkais. «J’habite à Brooklyn depuis bientôt trois ans, explique le Français d’origine qui a passé une partie de son adolescence à Bulle. Au début du processus, on a parlé ensemble des structures, des ambiances. Puis j’ai composé la musique de mon côté et ils ont tourné les images, à New York, mais aussi en Moldavie et en Géorgie.»clim

D’une durée de quarante-cinq minutes, le moyen métrage se déroule en quatre volets: l’air, l’eau, les changements et une «brûlure» finale. «Le film est principalement basé sur la musique, explique son auteur. Il n’y a pas de paroles. Simplement des images issues d’une recherche expérimentale, des coquillages qui se dissolvent dans l’acide, des poumons en forme de sacs d’aspirateur, des robinets qui fuient…»

Dans les festivals et sur scène
Vendredi, Arnaud Sponar jouera la musique du film en direct – «une musique toujours électronique, avec un côté très organique» – accompagné par la violoniste gruérienne Sabrina Morand (Tyago). «Le projet Clim8 se déclinera ensuite en deux versions: le film sera présenté par les vidéastes dans des festivals en Europe et aux Etats-Unis (notamment à San Francisco) et, de mon côté, je le jouerai en live, en collaborant à chaque fois avec un musicien local, par exemple avec une violoncelliste prochainement à Prague.»

J’étais à New York lorsque j’ai appris que Le Bal du Pendu se reformait. Je serais bien venu, ça m’aurait rappelé des souvenirs.

Cette prestation marquera un retour (ce n’est pas le premier) de Goodbye Ivan à Ebullition, lui qui se souvient parfaitement du premier concert organisé par l’association au Marché couvert avec Le Bal du Pendu. «J’étais à New York lorsque j’ai appris qu’ils se reformaient pour les vingt ans du club, au printemps 2012. Je serais bien venu, ça m’aurait rappelé des souvenirs.» Car Arnaud Sponar est un musicien aux multiples ports d’attache. «A Brooklyn, je suis New-Yorkais. A Genève, je suis Genevois. Et à Bulle, je suis Bullois…»

Infos: www.goodbyeivan.com

 

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Carlos Henriquez: rire de nos différences, par-delà le Röstigraben

Carlos Henriquez est de passage à Treyvaux samedi. L’humoriste neuchâtelois présente I bi nüt vo hie: un spectacle en suisse allemand, sur nos différences bien helvétiques. à suivre…

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Maxime Le Forestier, quarante ans de chanson avec la classe tranquille

Maxime Le Forestier a revisité avec bonheur son immense répertoire, samedi devant une salle CO2 comble. à suivre…

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Le combat ordinaire, à travers les outils du théâtre

Adapté de la bande dessinée de Manu Larcenet, Le combat ordinaire use des outils les plus caractéristiques du théâtre. Inventif et malin. à suivre…

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Théâtre des Osses: les larmes aux yeux pour un dernier «merci»

Les fondatrices Gisèle Sallin et Véronique Mermoud quittent les Osses sur un hommage au théâtre. Emotion.

Osses

© Isabelle Daccord

par Eric Bulliard

Et, pour finir, cette ovation, longue, poignante. Une salle debout, des larmes et des cris, comme un immense merci pour ce parcours qui s’achève. Il régnait un parfum particulier, dimanche, à la première de Rideau! (lire ici un reportage sur les répétitions) Une drôle d’atmosphère où se confondaient le plaisir de découvrir la nouvelle pièce des fondatrices du Théâtre des Osses et l’émotion de savoir qu’il s’agit de leur dernière à Givisiez. à suivre…

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