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Maxime Le Forestier, quarante ans de chanson avec la classe tranquille

Maxime Le Forestier a revisité avec bonheur son immense répertoire, samedi devant une salle CO2 comble. à suivre…

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A l’Espace Tinguely, le corps, immortelle inspiration des arts

Une nouvelle exposition sur le thème du corps tire des parallèles entre les époques et les artistes. En particulier des proches de Tinguely et Niki de Saint Phalle. à suivre…

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Maylis de Kerangal, une vie qui se poursuit, d’un corps à l’autre

C’est le roman bouleversant d’une aventure contemporaine, réduite à vingt-quatre heures: avec Réparer les vivants, Maylis de Kerangal raconte une transplantation cardiaque.

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© C. Hélie – Gallimard

Par Eric Bulliard

Dans Naissance d’un pont (prix Médicis 2010) elle racontait de manière magistrale un chantier du siècle dernier. Avec Réparer les vivants, la Française Maylis de Kerangal choisit un autre thème a priori peu romanesque: l’histoire d’une transplantation cardiaque, magnifiée par sa sensibilité et la force de son écriture. Comme dans son précédent roman, Maylis de Kerangal part du noyau de son récit pour tisser son texte en rayonnant: elle suit et donne chair à ses personnages, qu’ils soient médecin de garde, infirmière débutante, responsable de la coordination des prélèvements (et passionné de chant), éminent chirurgien cardiaque… à suivre…

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Dominique de Rivaz, l’art de créer le malaise

RivazDans La poussette (2011) déjà, mais encore plus dans Rose Envy (2012), Dominique de Rivaz maniait brillamment l’art de créer le malaise. à suivre…

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Oldelaf, l’humour en plus

oldelafVersion vache: il y a du Gotainer et du Bénabar dans ce drôle d’Oldelaf (Olivier Delafosse de son vrai nom). à suivre…

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Oz revisité

OzD’Oz, on ne connaît souvent que le magicien. Et pourtant. à suivre…

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Christophe Bertschy croque nos people à nous

minipeopleJusque-là on subissait la loi médiatique des «pipoles» lointains, envahissant nos journaux et nos écrans par défaut. à suivre…

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Le combat ordinaire, à travers les outils du théâtre

Adapté de la bande dessinée de Manu Larcenet, Le combat ordinaire use des outils les plus caractéristiques du théâtre. Inventif et malin. à suivre…

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Un dernier lever de rideau pour un hommage au théâtre

Gisèle Sallin et Véronique Mermoud quittent le Théâtre des Osses, qu’elles ont fondé en 1979, sur un hommage à leur art: Rideau! se joue dès demain et jusqu’à la fin mars. à suivre…

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Florent Marchet, l’art de la pop existentielle

Florent Marchet sort l’album français le plus surprenant de ce début d’année. Bambi Galaxy se présente comme une odyssée pop, entre science-fiction et réflexion existentielle. Entretien en attendant sa venue aux Francomanias.marcheta

par Eric Bulliard

S’il fallait une étiquette, on pourrait dire pop électro-spatiale décomplexée. Ou space opera rétro-futuriste. Après les chansons élégantes de Rio Baril (2007) ou de Courchevel (2010), Florent Marchet surprend avec Bambi Galaxy: cet album concept suit un personnage du futur à la recherche d’une place en société. Sa quête passe par les drogues (Que font les anges?), l’hédonisme hippie (Heliopolis), Raël (Space opera) ou un départ dans l’espace (Apollo 21). Un univers original que Florent Marchet déclinera sur scène, aux Francomanias de Bulle, le 29 mai. à suivre…

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Cavanna, en homme libre et debout

Cavanna est mort. Des mois, des années que l’on redoutait de lire ou de devoir écrire ces trois mots, un jour. à suivre…

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Aurélia Thierrée, à l’écoute des murs et des objets pour en faire jaillir la magie

Aurélia Thierrée présente Murmures des murs, cette fin de semaine à CO2. Entretien avec cette artiste complète, qui invite au rêve et à l’imaginaire.

Murs
Par Eric Bulliard
En 2011, Le cirque invisible enchantait la salle CO2, avec l’inclassable mélange de magie, de cirque, de théâtre et de mime créé par Jean-Baptiste Thiérrée et Victoria Thierrée-Chaplin. Vendredi et samedi, leur fille, Aurélia Thierrée, est à son tour invitée à La Tour-de-Trême pour présenter Murmures des murs, son deuxième spectacle (après L’oratorio d’Aurélia), conçu et mis en scène par sa mère.
Son invitation au rêve, son voyage imaginaire entre illusion et poésie, cette artiste complète (comédienne, danseuse, acrobate, magicienne…) le présente depuis 2011 du Brésil à la Corée, en passant par les Etats-Unis, la Russie et toute l’Europe. Au bout du fil, Aurélia Thierrée lève un coin de voile sur son art si attachant.

Huit ans se sont écoulés entre L’oratorio d’Aurélia et ces Murmures des murs: est-ce dû uniquement au fait que le premier a longtemps tourné ou est-ce le temps nécessaire pour mûrir une nouvelle création?
On ne calcule pas vraiment. Nous avons eu la chance qu’Oratorio continue de vivre pendant toutes ces années et nous avons une devise: le jour où l’on comprend comment fonctionne un spectacle, il faut passer au suivant… Il nous a fallu huit ans pour comprendre complètement Oratorio!
Mais Murmures des murs a commencé à germer dans notre imagination au cours de la dernière année. C’est très mystérieux: je ne sais pas combien de temps celui-ci va vivre, ni s’il y aura un prochain et quand il émergera.Murbis

Le spectacle ne cesse donc d’évoluer au fil des représentations…
Ça reste du théâtre vivant, fragile, basé sur des choses artisanales, qu’il faut faire marcher chaque soir. Elles fonctionnent aussi avec l’imagination du public: c’est un tout qui doit prendre à chaque fois. Une part de ce procédé reste mystérieuse et je la trouve importante. Tout n’est pas complètement contrôlable.

Comment se passe le travail avec votre mère, Victoria Thierrée-Chaplin?
J’aurais du mal à le décrire. Mais ça se passe! Elle crée de petits tableaux et, ensuite, elle me met dedans. Mon travail est alors celui d’un détective qui doit trouver le pourquoi du comment. Chercher les indices, lier le tableau au suivant. Nous nous entendons vraiment bien pour les spectacles. J’ai conscience que c’est miraculeux, sinon tout le monde le ferait: si les gens ne travaillent jamais avec leurs parents, il doit y avoir une raison…

Vous laissez une large place à l’imaginaire du spectateur: n’y a-t-il pas le risque que vos intentions soient mal comprises?
Non, au contraire, c’est vraiment une collaboration: j’aime que l’on se projette dans ce que je propose. Tant que la réception n’est pas diamétralement opposée à ce que j’ai essayé de faire… Et encore, dans un sens, ce serait aussi intéressant. La collaboration se déroule sur tous les plans: moi avec Victoria, nous sur scène – parce que je ne suis pas seule – et avec le public… J’essaie juste d’être la plus vraie possible dans les situations. Après, chacun les interprète comme il veut.

Etait-ce une évidence de proposer des spectacles muets?
Je ne sais pas si c’est un choix conscient. J’ai fait ça depuis toute petite dans les spectacles de mes parents… Je ne vois pas trop la différence: c’est juste un autre langage. Il n’y a pas de parole, mais on utilise tout ce qu’il y a autour pour arriver au même but. Le cirque n’a pas de parole, la danse non plus. Ce sont des choses physiques: peut-être que les mots, par-dessus, seraient de trop.

Murster

Du coup, la musique prend une importance particulière…
C’est la colonne vertébrale. Elle est super-importante, peut-être que c’est elle, la langue du spectacle… Dans Murmures, il s’agit plus d’une musique d’atmosphère. Elle nous porte, mais on ne doit pas la suivre non plus.

Vous gardez un intérêt marqué pour les objets et les matières (le papier bulle, les cartons…): est-ce par méfiance envers la technologie?
Avec des ordinateurs, on ne s’en sortirait pas… Ce serait un cauchemar! Nous avons déjà assez de problèmes avec les objets! Il faut les dresser et ils sont imprévisibles: pratiquement chaque soir, il y en a un qui va casser… J’aime les objets: on les croit inoffensifs, mais ils résistent.

Vous explorez le domaine du rêve, des illusions en vous approchant parfois de leur versant sombre, la folie…
Oui, j’aime la ligne très fine qui existe entre la folie et l’imaginaire. Quand est-ce que l’imaginaire peut basculer dans la folie? Quelle est la logique des rêves? Quel parallèle avec la logique de la folie? Je trouve toutes ces choses intéressantes à explorer.

Mursquatre

En tant qu’enfant de la balle, a-t-il toujours été évident que vous alliez suivre cette voie?
Pas du tout. Mais, à un moment donné, ça m’a manqué. Petit à petit, j’y suis retournée, en cercles concentriques, jusqu’au point où, avec ma mère, nous avons recommencé à faire des choses ensemble. C’était pratiquement viscéral: l’odeur des théâtres me manquait! Je faisais de plus en plus de choses qui m’en rapprochaient. Au début de L’oratorio, je ne pensais vraiment pas que ça marcherait ainsi. C’était un désir, mais ce n’était pas calculé.

Malgré votre succès, on vous présente encore comme la fille de vos parents, la petite-fille de Charlie Chaplin ou la sœur de James Thierrée…
Oui, je suis reliée au monde entier! En fait, je n’ai jamais l’impression qu’on parle vraiment de moi! Je ne me sens pas concernée. De toute façon, les gens font des liens avec une chose ou une autre et je n’y fais pas attention. Ce qui m’importe, c’est qu’une fois que le rideau se lève, le spectacle fonctionne. Il n’y a que cette vérité qui reste.
La Tour-de-Trême, salle CO2, vendredi 31 janvier et samedi 1er février, 20 h. Réservations: Office du tourisme de Bulle, 026 913 15 46, www.labilletterie.ch

 

Une histoire de famille
Aurélia Thierrée goûte au spectacle dès ses premières années, aux côtés de ses parents. Elle a même failli voir le jour sur scène: sa mère a commencé à perdre les eaux un soir de représentation…
Au tout début des années 1970, Jean-Baptiste Thierrée et son épouse Victoria, née Chaplin (fille de Charlie) sont les pionniers de ce que l’on appellera le nouveau cirque. Au cours d’une aventure artistique désormais mythique, ils créent Le cirque bonjour, puis Le cirque imaginaire, devenu Le cirque invisible, toujours en tournée. Aurélia voit le jour en 1971, son frère en 1974: James Thierrée (La symphonie du hanneton, Au revoir parapluie…) est aujourd’hui un des artistes les plus en vue dans ce mélange de danse, acrobatie, mime, cirque, théâtre…
Aurélia Thierrée a créé son premier spectacle en 2003. Conçu et mis en scène par sa mère, L’oratorio d’Aurélia a triomphé dans le monde entier, avant de laisser place à Murmures des murs, au printemps 2011. Elle y joue une femme en fuite, qui escalade des façades d’immeubles abandonnés, pénètre des appartements vides et découvre des bribes de vie. Un monde de rêve et d’illusion naît ici, qui joue avec l’imaginaire du spectateur, y compris des plus jeunes: Murmures des murs est annoncé accessible dès 8 ans.

 

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Reiser: trente ans après, il est encore le meilleur

Trente ans après sa mort, Reiser demeure le plus corrosif et le plus drôle des dessinateurs. Un album lui rend hommage et confirme l’étendue de son talent.

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par Eric Bulliard
Dans la série «c’est toujours les meilleurs qui s’en vont», Reiser a tenu le mauvais rôle, il y a tout juste trente ans. En novembre 1983, un cancer des os brisait la trajectoire du dessinateur le plus libre, le plus corrosif, le plus brillant de sa génération. Et des suivantes. Que ce soit au sein de Hara Kiri, de Charlie Hebdo ou de chaque magazine et journal où il a travaillé, Reiser les surclassait tous. Un album souvenir vient le rappeler avec fracas. En permettant la comparaison avec ses con­gé­nères, un ouvrage consacré au «journal bête et méchant» (1960-1985, La gloi­re de Hara Kiri) le confirme. à suivre…

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Le sou porte-bonheur de Disney

picsouParmi tous les artistes qui ont œuvré à la gloire de Disney, peu ont réussi à sortir de leur anonymat. à suivre…

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Maryline Desbiolles, joie de se perdre

desbiollesIl faut accepter de se laisser entraîner par cette langue qui s’écoule doucement. à suivre…

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